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Travailler au lycée, réussir au lycée: FAQ

Pour  rentabiliser son été et préparer sa rentrée 2019 (liaison 2nde/1e): 

en vue de la rentrée 2019 en première, quelques lectures et conseils de documentation utiles et accessibles.

 

Le "choc" collège/lycée?

Le "fossé" entre le collège et le lycée (qui ne devrait pas avoir lieu mais qui, pour diverses raisons longues à établir mais connues, existe de fait) a longtemps désigné le passage de la classe de seconde à la classe de première, en français classe d'examen. De plus en plus cependant, on observe que le virage parfois périlleux se négocie entre le collège et le lycée général devenu quasi automatique (avec toutes les conséquences à en tirer).

Le collège n'a pas pour vocation à préparer au lycée général; il acte, en fin de troisième, via le DNB (= ex-Brevet des collèges), l'acquisition d'un socle commun de connaissances, qui peut aussi bien déboucher sur une voie professionnelle, technologique ou générale. Le lycée général avec son cortège de méthodes et d'exigences n'est  donc qu'une option parmi d'autresL'examen de bac de français ("EAF") au format et aux attentes plutôt similaires en filières générale et technologique (à quelques aménagements près) n'est pas préparé par le travail de collège actuel.

Le collège mise sur:

  • la découverte,
  • l'abord ludique,
  • la découverte d'un patrimoine culturel et des notions et concepts littéraires,
  • Les exercices y sont plus courts, et à base de repérage et de restitution des connaissances.

Au lycée, en revanche, changement d'objectif et changement d'échelle, changement aussi bien qualitatif que quantitatif, en fonction de l'examen final (épreuve anticipée de français de niveau plutôt ambitieux);

  • l'élève est mis face à de l'analyse textuelle de détail,
  • la culture exigée est plus vaste et plus dynamique (il s'agit de relier entre eux les divers éléments appris),
  • le propos doit être problématisé,
  • et le raisonnement attendu doit s'éprouver au fil de longues copies construites;
  • il s'agira, au sein d'un même devoir (de commentaire ou de dissertation), de cumuler et conjuguer  plusieurs opérations mentales.

Si atteindre la moyenne en collège était quasiment acquis, en lycée cela réclame souvent un ajustement des durées et méthodes de travail et exige un temps d'adaptation plus ou moins long selon les élèves (élèves plus ou moins formés, plus ou moins habitués à de longues journées de travail, plus ou moins capables de concentration mais aussi de complexité dans la pensée, plus ou moins rapides dans la mise au travail etc.). Les élèves dotés d'une bonne culture, qui ne sont pas arrêtés par la langue française, habitués à raisonner au-delà de ce que réclame le quotidien et prêts à l'abstraction sont forcément mieux préparés que les autres. Cette avance de certains sur les autres renvoie forcément, à la fois à des talents propres et à des situations sociales et familiales telles que "le terrain" a plus ou moins été préparé.

Même un bon élève de collège n'est pas assuré de pouvoir tout de suite développer toutes les compétences en jeu au lycée: un ancien bon élève assidu, enjoué, normalement attentif, capable de restitution globale au collège n'a pas forcément été formé au raisonnement analytique, long, complexe, étayé (adossé à une certaine culture) et (relativement) autonome tel qu'on le pratique au lycée. 

Résorber cet écart n'est pas impossible mais réclame :

  • Lire abondamment, souvent, de grandes œuvres (i.e. mangas, sagas, romans de gare exclus), éplucher également ou à défaut le manuel scolaire  car il vaut pour anthologie de la culture à acquérir d'ici la fin du lycée. Il faudra donc avoir assimilé le manuel avant la fin de l'année scolaire. Chaque élève doit se saisir de son manuel scolaire et lui seul peut en effectuer l'incompressible travail de lecture autonome et planifié attendu.

La fréquentation assidue du manuel permet à terme d'enrichir la réflexion et de la faire sortir des considérations les plus évidentes et les moins originales.

  • Suivre chaque conseil de méthode fourni par le professeur en cours et dans les copies. Trop souvent, les élèves négligent les documents indiqués: annexes, références et modèles fournis par le professeur.
  • La présence en classe doit être active, responsable et vigilantesi le professeur en parle, c'est que c'est utile et si le professeur l'écrit au tableau, c'est que c'est nécessaire. L'écart est béant entre ceux qui prennent le cours a minima (gribouillant un mot sur dix) et ceux qui s'emparent de chaque bribe.)

 

Comment travailler efficacement en français durant ses années de lycée?

Pour travailler -et de façon rentable!- pendant, avant et après le cours de français: en pdf à télécharger, quelques évidences mais aussi quelques informations à destination des classes de 2nde et de 1ère.

 

Le programme de français du collège au lycée 

L'évolution des exigences en français, des acquis visés et des compétences à acquérir dans la matière "français" figure dans le document (2 pages) à télécharger au format pdf.  Il s'agit d'avoir une vision panoramique du travail en français du collège au lycée, et d'apprécier de quoi l'on part et où l'on doit arriver.

 

Quels exercices au "bac de français" et donc, de façon générale, au lycée?

Au bac, ce sont en vérité (réforme 2019) 4 à 6 exercices distincts qui composent le panel à maîtriser en vue du bac de français en fin de première:

  • le commentaire écrit, organisé et problématisé,
  • le commentaire à l'oral, linéaire, sur des textes étudiés en classe,
  • la dissertation sur œuvre (nouveau!) du programme, ou "essai" (en séries technologiques) (nouveau!),
  • la contraction de texte (séries technologiques) (nouveau!)
  • la question de grammaire à l'oral (nouveau!)
  • la présentation de l'œuvre choisie à l'oral (nouveau!) suivie l'entretien avec l'examinateur à l'oral.

La méthode de ces différents exercices est à retrouver, détaillée, à l'onglet dédié du présent site web.

Chaque trimestre mettra l'élève face à trois exercices différents: commentaire, dissertation et présentation d'œuvre.

Autant que les emplois du temps (des élèves, du professeur et la disponibilité des salles d'examen) le permettront, les élèves auront des travaux en classe, en temps réel (4h d'épreuve pour coller au format du bac de français). Des oraux seront mis en place en première sur les deux créneaux disponibles à partir de la fin du 1er trimestre ou semestre (heures en demi-groupes).

Pour les exercices écrits, des critères d'évaluation et de validation fondent les attentes vis-à-vis de la copie.

 

Quel entraînement? Quel rythme évaluatif?

Le professeur, qui a composé son programme dans le cadre ministériel, a aussi la liberté de déterminer (fonction du niveau de la classe, de son expérience des œuvres littéraires, de ce qu'il sait de leur réception par les élèves des années 2000 etc.) ce qui sera le planning des évaluations, leur rythme, leurs modalités. 

En général, trois notes fondent le trimestre et l'on comptabilisera quatre notes par semestre.

 

Le délai de correction des travaux écrits est de 15 jours en moyenne. Pour information, un paquet de 35 copies de français (en moyenne 5 pages rédigées, à commenter et annoter) réclame au bas mot (pour un correcteur aguerri) 07h00 de correction.

 

Comment joindre le professeur?

Le contact avec les parents se fait prioritairement sur:

  • les horaires institutionnels prévus par l'établissement (=les diverses réunions parents-professeurs, plénières et individualisées, cf. onglet latéral gauche du présent site web).
  • Ne pas hésiter à rédiger un mail ou une question à l'attention du professeur afin que l'ordre du jour d'un futur rendez-vous éventuel soit d'emblée clarifié et que l'on gagne ainsi du temps précieux dans la réflexion commune:

 lydia.blanc [at] ac-aix-marseille.fr

 

Les élèves (et les parents) des années 2000 demandent de plus en plus de "méthode"; pourtant, quelques rappels et conseils de bon sens  sauront déjà faire la différence entre bons élèves et élèves vite perdus:

  • lire en détail les appréciations de copies, et confronter la copie au corrigé du professeur.
  • lire entre les lignes (= au-delà des formules rituelles, policées et conventionnelles) les appréciations de bulletin où chaque mot compte, et en tirer -lucidement et honnêtement- toutes les conséquences.