La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Travailler au lycée, réussir au lycée

Quel programme ? Quel cadrage?

Les objectifs du programme sont nationaux, définis par le Ministère, convergents sur tout le territoire métropolitain et extra-métropolitain (cas des lycées français à l'étranger). On trouve les programmes, matière par matière, niveau par niveau ici: http://eduscol.education.fr/pid26017/programmes-du-lycee.html

Le contenu précis du programme (en français, ce sont les oeuvres et les textes étudiés) ainsi que son organisation au sein d'un calendrier de travail est défini par chaque professeur, fonction du profil de la classe, de son expérience, de ses envies etc., selon sa liberté pédagogique. Si un certain nombre d'oeuvres à étudier sont conseillées par le ministère, fonction des impératifs du programme (par exemple le fait que les oeuvres doivent être forcément francophones est un préalable avec lequel le professeur devra compter, de même, le bornage chronologique étant clairement arrêté par chaque programme).

Le programme étudié est donc le fruit d'une négociation entre un cadre strict national et son aménagement local.

On peut cependant convenir d'un socle culturel littéraire commun, qui correspond aux classiques et aux fondamentaux à maîtriser et se retrouve dans les progressions annuelles que  nous retrouvons d'enseignant en enseignant, de classe en classe: des auteurs comme VOLTAIRE, RACINE, LA FAYETTE, HUGO, CAMUS, IONESCO ... font figure d'incontournables. Tôt ou tard, sous forme d'oeuvres intégrales (= livres de lecture à acheter) ou d'extraits présents dans des groupements de textes, les élèves les retrouveront.

 

Le choc collège/lycée?

Le "fossé" entre le collège et le lycée voire entre la classe de seconde et la classe de première en français est établi.

Le collège, rappelons-le, n'a pas pour vocation à préparer au lycée général; il acte en fin de 3e via le DNB l'acquisition d'un socle commun, qui peut aussi bien déboucher sur une voie professionnelle ou générale. Le lycée général avec son cortège de méthodes et d'exigences n'est qu'une option parmi d'autres. L'examen de bac de français ("EAF") au format et aux attentes plutôt similaires en filières générale et technologique (à quelques aménagements près) n'est pas préparé par le travail de collège actuel.

Le collège mise sur:

  • la découverte,
  • l'abord ludique
  • et la mise en place de catégories de raisonnements pour aborder la littérature de façon synthétique.
  • Les exercices y sont plus courts, et à base de repérage et de restitution des connaissances.

Au lycée, en revanche:

  • l'élève est mis face à de l'analyse textuelle de détail,
  • la culture exigée est plus vaste et plus dynamique (il s'agit de relier entre eux les divers éléments appris),
  • le propos doit être problématisé,
  • et le raisonnement attendu doit s'éprouver au fil de longues copies construites;
  • il s'agira, au sein d'un même devoir (de commentaire ou de dissertation), de cumuler et conjuguer  plusieurs opérations mentales.

Si atteindre la moyenne en collège était quasiment acquis, en lycée, cela n'est pas gagné du tout parce que les compétences demandées sont nouvellesIl est également clair que les élèves dotés d'une bonne culture, qui ne sont pas arrêtés par la langue française, habitués à raisonner au-delà de ce que réclame le quotidien et prêts à l'abstraction sont forcément mieux préparés que les autres. Cette avance de certains sur les autres renvoie forcément, à la fois à des talents propres et à des situations sociales et familiales telles que "le terrain" a plus ou moins été préparé.

Résorber cet écart n'est pas impossible mais réclame :

  • Lire abondamment, souvent, de grandes oeuvres (i.e. mangas, sagas, romans de gare exclus), éplucher également ou à défaut le manuel scolaire fourni en début d'année par le lycée car il vaut pour anthologie de la culture à acquérir d'ici la fin du lycée. Il faudra donc avoir assimilé le manuel avant la fin de l'année scolaire. Chaque élève doit se saisir de son manuel scolaire et lui seul peut en effectuer l'incompressible travail de lecture attendu.

Séquence après séquence, la consultation méticuleuse du manuel permet d'ouvrir les perspectives vues en cours et, à force de confrontations et de comparaisons entre les objets, d'illustrer, ancrer sa pensée, ou au besoin de nuancer le propos étudié. La fréquentation assidue du manuel permet à terme d'enrichir la réflexion et de la faire sortir des considérations les plus évidentes et les moins originales.

  • Suivre chaque conseil de méthode et de rédaction fourni par le professeur en cours et dans les copies.
  • La présence en classe doit être active, responsable et vigilante: si le professeur en parle, c'est que c'est utile et si le professeur l'écrit au tableau, c'est que c'est nécessaire. L'écart est béant entre ceux qui prennent le cours a minima (gribouillant un mot sur dix) et ceux qui s'emparent de chaque bribe.)

 

Les exercices de lycée: dénomination, entraînement & attentes

Au bac, ce sont en vérité 6 exercices distincts qui composent le panel à maîtriser en vue du bac de français en fin de première:

  • le commentaire écrit,
  • le commentaire à l'oral,
  • la dissertation,
  • l'écrit d'invention (proche de la rédaction de collège),
  • la question de corpus, appelée aussi question de synthèse ou encore question transversale,
  • et l'entretien avec l'examinateur à l'oral.

Chaque trimestre mettra l'élève face à trois exercices différents.

Autant que les emplois du temps (des élèves, du professeur et la disponibilité des salles d'examen) le permettront, les élèves auront des travaux en classe, en temps réel (4h d'épreuve pour coller au format du bac de français). Des oraux seront mis en place en première sur les deux créneaux disponibles, heures en demi-groupes et heures d'AP.

Pour les exercices écrits, des critères d'évaluation et de validation fondent les attentes vis-à-vis de la copie.

Seul un entraînement régulier avec un aller-retour constructif et approfondi de copie en copie entre l'élève et le professeur permet, de devoir en devoir, de consolider le raisonnement et étoffer le propos. En début d'année, les copies multiplient et cumulent les erreurs et faiblesses: tout le travail à l'année consiste à les résorber en aiguisant le sens autocritique de l'élève qui va apprendre à proposer une copie de moins en moins contestable.

 

Rythme des évaluations

Le professeur, qui a arrêté son programme, a aussi la liberté de déterminer (fonction du niveau de la classe, de son expérience des oeuvres littéraires, de ce qu'il sait de leur réception par les élèves des années 2000 etc.) ce qui sera le planning des évaluations, leur rythme, leurs modalités. Seuls les "bacs blancs" constituent des moments institutionnels dans l'établissement qui ne dépendent pas du seul enseignant qui s'inclut alors dans le dispositif global. 

Cependant, derrière l'apparente liberté pédagogique, diverses lignes directrices sont à l'oeuvre, qui garantissent l'égalité des élèves devant la préparation à l'examen sur tout le territoire:  le type de devoirs, leur format, leur évaluation répond à des critères, fixés par le Ministère et par le Rectorat, contrôlés par les corps d'inspection. La logique pédagogique commande en outre de donner deux à trois évaluations par classe par trimestre.

Chaque niveau (2nde, première, terminale) est évalué deux à trois fois par trimestre, sur des devoirs calqués sur ce que sera l'examen.

Le délai de correction des travaux écrits est de 15 jours en moyenne. Pour information, un paquet de 35 copies de français (6 pages rédigées, à commenter et annoter) réclame au bas mot (pour un correcteur aguerri) 7h00 de correction.

 

Contact professeur/familles

Le contact avec les parents se fait prioritairement sur:

  • les horaires institutionnels prévus par l'établissement (=les diverses réunions parents-professeurs, plénières et individualisées)
  • + des heures de permanence, indiquées sur ce site (onglet latéral gauche).

Ne pas hésiter à rédiger un mail ou une question à l'attention du professeur afin que l'ordre du jour d'un futur rendez-vous éventuel soit d'emblée clarifié et que l'on gagne ainsi du temps précieux dans la réflexion commune:

 lydia.blanc [at] ac-aix-marseille.fr

 

Les élèves (et les parents) des années 2000 demandent de plus en plus de "méthode"; pourtant, quelques rappels et conseils de bon sens  sauront déjà faire la différence entre bons élèves et élèves vite perdus:

  • lire les appréciations de copies , et confronter la copie au corrigé du professeur.
  • lire les appréciations de bulletin où chaque mot compte et en tirer lucidement et honnêtement toutes les conséquences utiles. ATTENTION! Dans un bulletin scolaire, chaque mot est lourd de sens voire de sous-entendus: il convient alors de ne pas sous-estimer des euphémismes ou formulations pudiques. Ainsi, "des lacunes à combler" signifie que l'élève a du retard par rapport à ses camarades ou par rapport au niveau de compétences attendu à ce stade de ses études et qu'il doit engager un travail de reprise en main de son travail urgent pour éviter l'échec.